De la prison des scénarios à la liberté du cœur
- Joséphine Baelen
- 4 mars
- 3 min de lecture
Pendant longtemps, j'ai cru que mon rôle était de tout mesurer, de tout prévoir, de tout sécuriser. Comme si, en analysant chaque risque et en anticipant chaque réaction, je pouvais construire un rempart contre l'incertitude. Je me retrouvais là, derrière mon écran ou dans mes pensées, à tirer sur des fils invisibles pour forcer le destin, pour forcer le réveil, pour que tout soit "parfait".
Mais ce contrôle est un voleur d'énergie.
Chaque scénario que j'échafaudais, chaque « et si ? » que je nourrissais, me vidait de ma substance. J'ai alors redécouvert cette sagesse toltèque si puissante : « Ne faites aucune supposition ». J'ai réalisé à quel point je passais mon temps à supposer ce que les autres pensaient, ce que l'avenir me réservait ou ce que la Terre attendait de moi. En arrêtant de supposer, j'ai arrêté de créer des fantômes. J'ai compris que je n'avais pas besoin de deviner le futur pour être en sécurité.
Tant que je m'épuise à vouloir maîtriser le résultat, je ferme la porte à l'imprévisible beauté de la vie. Pourtant, cette beauté est là, partout. Elle vibre dans chaque seconde, dans chaque détail, dans le grain de bois d'une branche de cerisier ou dans le silence d'un bureau.
La beauté du monde est une décision. Elle n'attend pas que nous soyons « arrivés » au bout de notre chemin pour se montrer ; elle est là, sous nos yeux, à chaque instant. C'est à nous de choisir de poser notre regard sur elle, de la chercher activement et de nous approprier ce moment présent au lieu de le laisser filer entre nos doigts, perdu dans les brumes de nos inquiétudes.
J'ai décidé de lâcher les brides. De rendre les rênes à l'Univers.
Lâcher prise sur le scénario, ce n'est pas abandonner. C'est enfin s'autoriser à être. Je retire cette pression, cette date ultime que je m'imposais pour « réussir » ma mission. Il n'y a aucune urgence. La fleur ne pousse pas plus vite si on tire dessus.
Aujourd'hui, je ne sais pas de quoi demain sera fait, et c'est devenu ma plus grande liberté. Je ne nourris plus les ombres de mes suppositions. Je nourris mon cœur. Je me reconnecte à cette étincelle qui me vient de Sirius, non pas pour fuir la densité de la Terre, mais pour apprendre à voir le sacré dans l'ordinaire.
Je ne suis plus la même qu'au début de cette lettre. Mon énergie a changé. Je ne subis plus la vie, je l'invite à me remplir. Je suis Joséphine, tisseuse de lumière, et j'ai enfin compris que la plus belle trame que je puisse tisser, c'est celle de ma propre présence, ici et maintenant.
Le contrôle était ma prison. Le regard du cœur est ma libération.
Mantra à s'approprier
Si tu sens, toi aussi, que tu es dans une phase de contrôle, que ton esprit s'épuise à dessiner des scénarios ou que tu as désespérément besoin de lâcher prise, je t'invite à respirer et à laisser ces mots vibrer en toi :
« Aujourd'hui, je dépose mes armes, je desserre les poings.
Je cesse de nourrir des futurs qui n'existent pas.
Je ne suppose rien, je ne force rien.
J'ai foi en l'Univers, en la magie de la vie.
Je laisse le courant de la vie me mener vers d'autres lendemains.
La beauté est là, à chaque seconde, et je choisis de la voir.
Je suis à ma place, au bon endroit, au bon moment.
Je Suis. »
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