L’illusion du combat : de l’ombre à la juste présence
- Joséphine Baelen
- 3 mars
- 2 min de lecture
Il y a des jours où tout semble flou. Des jours où, malgré le chemin parcouru, j’ai l’impression de faire un pas en avant pour deux pas en arrière. Je me suis sentie fâchée, nerveuse, habitée par ce nœud intérieur que je n’arrivais pas à dénouer. Pourquoi ces limitations ? Pourquoi cette impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir méditer, ni transmettre, ni même simplement être ?
J’ai longtemps cru que je devais me "battre" pour le bien-être. Me battre contre un système, contre un cadre d’emploi, contre des mentalités rétrogrades. Mais le mot "battre" est si loin de ce que je porte au fond de moi.
La prise de conscience a été brutale et salvatrice : tant que je veux changer l’autre, je ne l’aime pas tel qu’il est. Tant que je veux me changer, je ne m’accepte pas telle que je suis.
J’ai réalisé que je projetais mes propres limites sur le monde extérieur. Cette frustration que je ressentais face au patriarcat ou à l'autorité, c’était le reflet de la dureté que je m’infligeais à moi-même. J’ai ouvert les yeux sur la douleur que je perpétrais en refusant d'aimer mes propres parts d’ombre.
Aujourd'hui, je choisis de me serrer dans mes bras. Mes erreurs font partie de moi ; elles sont les racines de celle que je suis devenue. Je suis courageuse, non pas parce que je me bats, mais parce que j'ose regarder mes blessures.
Chaque blessure demande à être vue, car elle sait que l’apaisement existe déjà en nous. Elle crie jusqu’à ce qu’on accepte de l’entendre, de l’accueillir et de l’aimer. Je ne me trompe pas. Je ne fais pas d’erreur. Je fais simplement de mon mieux, et mon "mieux" est différent chaque jour.
Je suis blessée, et je suis guérie. Je suis ombre, et je suis lumière. Et c’est dans cette entièreté que je trouve enfin ma juste place.
Le Mantra de la Justesse Intérieure
À murmurer lors de tes moments de doute, ou à partager en fin de soin :
"Je ne me trompe pas, j'évolue. Je ne me bats pas, j'accueille. Je suis la blessure et je suis la guérison. Dans la justesse de mon cœur, je m’aime et je m'autorise à être.
N'oublie pas que si la blessure existe en toi, la guérison existe également. Dans ce monde en dualité, le tout et son contraire coexistent. Prends ce temps pour toi, avec toi, pour trouver le chemin de l'un vers l'autre. Tu en es capable.
Je t'aime. Je m'aime. J'aime.
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